Il était une fois l’UGB est un documentaire réalisé par la commission sociale des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (270 km au nord de Dakar).
Réalisé en collaboration avec le Groupe Saint-louis Media News, ce documentaire montre la vie sociale des étudiants de l’UGB, décrite par eux même. Le titre paraît macabre avec cette conjugaison au passé, mais il montre à quel point le rêve des étudiants qui ont rejoint le site de Sanar (village abritant l’UGB) a été brisé.

Ce document de 26 minutes est un appel au secours des étudiants. Il révèle le parcours du combattant des nouveaux étudiants, les rêves brisés, les espoirs déçus, des lendemains noirs… Loin de vouloir décourager la prochaine génération, ces étudiants ont surtout voulu mettre la lumière sur les conditions de vie dans cette université présentée comme « l’excellence » au Sénégal.

« Je n’ai jamais imaginé aller à Dakar (UCAD), faire la queue pour aller aux toilettes, pour manger… Je ne pensais pas trouver cela à l’UGB ».

Pour la plupart, entrer à l’UGB était un rêve, un mythe d’excellence. Comparée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’UGB a de quoi faire rêver : moins de grève à l’année, plus faible densité. Construite pour 15.000 à 25.000 étudiants, l’UCAD en accueille 70.000 aujourd’hui alors que l’UGB vient à peine de doubler sa capacité. Elle a aussi une plus grande réserve foncière pour s’agrandir, comme il était prévu à sa création. Les activités et faits divers se déroulant à l’UCAD sont sur-médiatisés et l’UGB est présentée comme l’université d’Excellence. tout ceci fait que l’UGB suscite facilement le rêve de jeunes bacheliers en quête d’insertion universitaire.

Tout le monde fait les louanges de cette université. Mais c’est seulement ceux qui ne la connaissent pas qui le disent ».

Ce serait une erreur de considérer ce documentaire comme une publicité négative pour l’UGB. Ceux qui ont parlé dans ce documentaire l’ont fait pour montrer un certain attachement et une volonté d’y étudier. Ils veulent de meilleures conditions pour le faire. La mauvaise publicité est celle qu’en font les responsables de nos universités en voulant montrer que tout va bien, « tout est cool, fine, nice » comme ont disait plus jeune.

Loin des grèves et autres mouvements souvent stériles, ces étudiants ont choisi la voie de la communication et du dialogue pour parler de leurs problèmes. Ils ont choisi, dans cette vidéo, de parler à leurs autorités académiques et administratives, mais également et surtout, à leurs parents, qui les croient souvent dans les meilleures conditions d’études et n’attendent d’eux que la réussite.

Espérons que ce message sera entendu de tous.

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